Nouveau Pacte Économique
pour le Climat

  1. Faire de la protection de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques la priorité des priorités en :
    • Convoquant des États Généraux sur l’environnement et le climat comme premier geste suivant l’accession au pouvoir;
    • Adoptant comme 9e valeur libérale la protection de l’environnement;
    • Rendant la première ministre directement responsable de l’atteinte des cibles de réduction de gaz à effet de serre;
    • Transformant le ministère de « l’économie et de l’innovation » en ministère de « l’économie circulaire, de l’innovation et de la lutte aux changements climatiques »
  2. Adopter une loi sur le climat permettant d’atteindre la carboneutralité tel qu’exigé par la science en :
    • Dotant le Québec de cibles arrimées en permanence avec les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC);
    • Créant un Institut du climat qui :
      • Évaluera de façon indépendante le progrès du gouvernement relativement à l’atteinte de ses cibles de réduction de GES;
      • Effectuera des recommandations favorisant l’innovation et l’implantation des meilleures pratiques de réduction de GES;
      • Créera un tableau de bord public permettant de suivre l’atteinte des cibles de réduction de GES dans différents secteurs d’activité;
    • Instaurant une analyse d’impact climatique pour toutes les décisions du conseil des ministres.
  3. Mettre à profit tous les levier financiers et fiscaux de l’État dans la poursuite de l’objectif climatique en :
    • Tirant le plein potentiel de l’éco-fiscalité en transformant en profondeur notre régime fiscal;
    • Exigeant une décarbonisation des investissements sous gestion de l’État et de ses organismes dans les meilleurs délais;
    • Intégrant des directives d’analyse environnementale dans tous les appels d’offres du gouvernement;
    • Regroupant tous les programmes, subventions et investissements dédiés à la transition climatique dans une « Banque du climat » qui coordonnera, à un bras de distance du gouvernement, les initiatives de transition vers une économie carboneutre.
  4. Implanter un plan national de mobilité durable permettant de se déplacer plus rapidement, plus facilement et plus simplement qui visera à :
    • Réduire à la source le besoin de transport en favorisant le télétravail;
    • Investir massivement dans les initiatives structurantes de transport en commun dans les communautés métropolitaines et les villes de centralité;
    • Briser l’isolement des régions et du monde rural avec des options de transport durable adaptées à la diversité des réalités du territoire;
    • Optimiser l’usage des véhicules et de l’espace en :
      • Adoptant des cibles ambitieuses de véhicule libre-service, d’autopartage et de diminution de l’auto solo;
      • Investissant dans les infrastructures facilitant le transport actif (marche, vélo, vélopartage, etc.); et
      • Enlevant les barrières au covoiturage et en soutenant activement les initiatives de covoiturage notamment en milieu de travail;
    • Accélérer l’électrification des transports partout sur le territoire en :
      • Priorisant le soutien à la transition vers des véhicules électriques dans les régions où les alternatives à l’automobile sont moindres;
      • Appuyant le déploiement d’un réseau robuste et cohérent bornes de recharge rapide;
      • Adaptant le code du bâtiment et soutenant l’adaptation des bâtiments existants à la nécessité de l’accès aux bornes de recharge; et
      • Visant à ce que 100% des ventes véhicules neufs soient constitués de véhicules zéro émissions d’ici 2035.
  5. Élaborer en partenariat avec le monde agricole un plan vert favorisant l’émergence d’une agriculture locale, durable et sobre en carbone en :
    • Augmentant la quantité, la qualité, la diversité et l’accessibilité de services-conseils neutres et indépendants offerts par ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ);
    • Prenant des actions concrètes relativement aux pesticides en :
      • Renforçant les capacités de recherche indépendantes du gouvernement;
      • Adoptant un cadre réglementaire permettant un usage réduit et optimal pour les écosystèmes, le public et les agriculteurs
      • Soutenant l’implantation des meilleures pratiques et le développement d’alternatives efficaces et viables aux pesticides;
    • Préservant et protégeant les sols dans une perspective d’agriculture durable en appuyant les approches concertées améliorant la qualité de l’eau, la santé des sols et la protection de la biodiversité;
    • Promouvant et soutenant la croissance de l’agriculture biologique;
    • Soutenant la mise en œuvre des pratiques recommandées pour la santé et le bien-être des animaux;
    • Appuyant le développement d’initiatives liées à la mise en marché de proximité et au tourisme gourmand.
  6. Développer un réseau de distribution électrique plus vert et intelligent et réduire de moitié notre gaspillage d’énergie électrique en 10 ans (15 TWh soit environ 2 fois le complexe Romaine ou 10% de la facture d’électricité des Québécois) en :
    • Réformant en profondeur le code du bâtiment en y renforçant les considérations d’efficacité énergétique de façon à viser le développement de bâtiments passifs;
    • Développant un programme de « rénovation profonde » priorisant la rénovation des immeubles à logement de ménages à faibles revenus;
    • Soutenant les projets d’économie circulaire basée sur la récupération d’énergie;
    • Donnant à Hydro-Québec distribution le mandat de déployer un réseau électrique intelligent permettant d’utiliser le plein potentiel des capacités de micro-production des clients du réseau;
    • Élargissant le mandat de la Régie de l'énergie pour qu’elle ait à prendre en compte l'impact de ses décisions sur l'environnement et les changements climatiques.
  7. Réviser notre mode de gestion des matières résiduelles pour mieux réduire, réutiliser et recycler dans un esprit d’économie circulaire en :
    • Adoptant une loi de lutte à l’obsolescence programmée et une loi contre le gaspillage alimentaire;
    • Finançant les initiatives de transition vers un mode de vie zéro-déchets;
    • Éliminant les plastiques à usage unique à brève échéance et en favorisant l’usage d’alternatives réutilisables et composables.;
    • Accélérant de déploiement de l’élargissement de la consigne et de la modernisation du système de collecte sélective fondée sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs;
    • Développant une politique de l’économie circulaire favorisant la valorisation des matières recyclables et réutilisable au Québec.
  8. Favoriser un développement urbain durable et à échelle humaine en :
    • Adoptant une politique nationale d’urbanisme et d’aménagement durable du territoire s’appuyant sur la consolidation et la densification des milieux de vie existants et la protection du territoire agricole;
    • Réduisant la dépendance des villes à l’impôt foncier qui peut agir comme incitatif à l’étalement urbain;
    • Favorisant les projets de développement urbain s’arrimant au transport en commun en banlieue;
    • Développant, avec les partenaires du milieu municipal, un guide des meilleures pratiques d’éco-fiscalité municipale;
    • Travaillant avec les villes pour recenser les terrains contaminés vacants, évaluer leur passif environnemental, et mettre en place un programme de soutien à la revalorisation de ces espaces urbains.
  9. Protéger la nature et la rendre plus accessible en :
    • Surpassant les cibles de la Convention sur la diversité biologique en protégeant plus de 17% des surfaces terrestres et 10% des surfaces marines du Québec;
    • Déployant un « plan bleu » valorisant et protégeant nos cours d’eau et sa biodiversité notamment en diminuant les déversements d’eaux usées, en améliorant l’accès aux berges, en renforçant l’implantation des bandes de protection riveraines et en luttant contre la prolifération des algues bleu-vert et des espèces marines envahissantes.
    • Augmentant les budgets de la SÉPAQ pour lui permettre de faire la promotion du plein air et de la faune dans les écoles;
    • Soutenant la tenue de « classe verte » où les élèves sont en contact avec la nature et sensibilisés aux enjeux de biodiversité et de changements climatiques;
    • Diminuant les frais de permis de pêche et de chasse.



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